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bayer aux corneilles

Bayer aux corneilles

Bayer aux corneilles

 

Avouez, vous êtes surpris. Vous pensez que j’ai fait une faute d’orthographe. Eh bien non. C’est d’ailleurs ce qui rend notre expression du jour si intéressante, car elle n’a peut-être pas le sens que vous vous imaginez. Bayer aux corneilles signifie rêvasser, rester sans rien faire, regarder en l’air… et non pas ouvrir très largement la bouche en cas de grande fatigue (comme ce mignon petit animal en illustration) !

Bâiller ou bayer ?

Il ne faut donc pas confondre ces deux verbes. Nous utilisons plus souvent le premier, “bâiller” pour parler de quelqu’un qui ouvre la bouche ou de quelque chose entrouvert ou mal ajusté.

“Bayer”, variante du verbe “béer”, signifie quant à lui avoir la bouche ouverte, être bouche bée. On est d’accord, les définitions de ces deux verbes sont tout de même assez proches. Le second n’est d’ailleurs plus guère utilisé, excepté dans notre expression.

Et les corneilles alors ?

Les corneilles peuvent être deux choses : les oiseaux ou les fruits du cornouiller. Au XVIe siècle, le mot corneille était aussi utilisé pour désigner un objet sans importance, sans intérêt. Ça peut donc très bien être l’un ou l’autre dans notre expression. Sachez cependant qu’au XVIIe siècle, on disait plutôt “bayer aux grues”, ce qui nous laisse supposer qu’on parle bien ici des oiseaux.

 

Si l’on s’appuie donc sur le sens strict de chacun des mots, on peut donc comprendre : rester bouche bée devant une chose insignifiante.

(source : projet Voltaire)

Quand utiliser cette expression ?

Arrête de bayer aux corneilles ou tu vas te faire appeler Arthur.

Comments:2
  • Anne PIERRY 25/05/2020

    Je ne me souviens pas d’avoir déjà écrit cette expression, si je l’ai fait, c’est avec cette faute -bâiller- c’est sûr.
    Pour moi ça évoquait l’ennui, l’inaction, le regard vague sur le ciel et la tête vide. Je pense que c’est dans ce sens que ma maman utilisait l’expression à mon sujet quand elle me demandait d’aller passer un coup de balai ou d’aller ramasser les mirabelles. Erreur de génération en génération, je suis contente de cette remise en question, aussi : Merci, Irène !

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