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ne pas etre sorti de l'auberge

Ne pas être sorti de l’auberge

Ne pas être sorti de l’auberge

À l’heure où on nous demande de ne pas sortir de chez nous, sans quoi, nous ne serons pas sortis de l’auberge, je me suis demandé quelle était cette auberge, centre de tous nos problèmes. Car notre expression du jour signifie que l’on estime que nos soucis sont loin d’être terminés.

De quelle auberge s’agit-il ?

Si l’on s’intéresse à l’étymologie du mot, il n’y a pas lieu de prendre peur.

Auberge vient de l’ancien provençal arbergar, lui-même issu du germanique haribergôn qui représente le lieu où les armées sont logées, et donc un abri.

A priori, un abri c’est plutôt réconfortant. En temps de guerre, on n’a pas vraiment envie d’en sortir puisque le danger est à l’extérieur, et non à l’intérieur. Ça ne nous éclaire pas vraiment sur l’origine de notre expression pourtant apparue au XIXe siècle.

Tiens, tiens, c’est à cette époque que de sordides crimes ont été commis dans la tristement célèbre Auberge de Peyrebeille, connue aussi sous le nom d’Auberge rouge. C’est ici que les époux Martins, sympathiques aubergistes, ont assassiné plusieurs voyageurs pour les voler. Ces derniers lorsqu’ils pénétraient dans l’auberge, n’étaient pas près d’en sortir. Mais non, notre expression ne tire pas son origine ici.

Il faut s’intéresser à l’argot des voleurs, des brigands, des malfrats de l’époque. À votre avis, qu’est-ce qui dans leur langage peut ressembler à une auberge, lieu où on leur offre le gîte et le couvert ?

La prison bien sûr ! Et lorsqu’ils entraient dans leur auberge, non seulement ils y étaient pour un moment, mais aussi leurs soucis ne faisaient que commencer, car ils y subissaient de nombreux sévices.

Quand utiliser cette expression ?

Regagnez vos pénates sinon on n’est pas sorti de l’auberge.

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