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Regagner ses pénates

Regagner ses Pénates

Regagner ses Pénates

Vous ne le savez peut-être pas, mais j’étais en voyage ces deux dernières semaines. C’est terminé désormais. Terminées les visites touristiques et les plages de sable fin. Terminés les couchers de soleil et le rhum (avec modération évidemment). Toutes les bonnes choses ont une fin, et après ces vacances bien méritées (si, si), il est temps pour moi de regagner mes pénates et de me remettre au boulot. Mais puisqu’on n’est pas là pour parler de moi, penchons-nous plutôt sur cette expression qui signifie, tout le monde l’a compris : rentrer à la maison.

Regagner ses quoi ?

Pour le savoir, embarquons dans la machine à remonter le temps, direction l’Antiquité. Chez les Étrusques, puis chez les Romains, qui accordaient beaucoup d’importance aux divinités, les Pénates n’étaient autres que des dieux domestiques. Ils étaient deux et veillaient sur le feu de cuisine et sur le garde-manger. Ces dieux étaient généralement représentés par des statuettes ou des peintures que les Romains disposaient dans leurs foyers. Bien souvent, ces objets suivaient la famille dans ses déplacements, d’où les expressions transporter ou installer ses pénates quelque part, un peu moins utilisées, il faut l’avouer. Ces œuvres, qui étaient transmises aux héritiers, avaient une symbolique forte. Même l’État romain avait des Pénates publics, apportés en Italie par le prince légendaire Énée.

Le mot en lui-même vient du latin penus, qui signifiait « provisions de la bouche, comestibles ». En latin, il avait déjà le sens figuré de demeure.

Voilà, vous savez désormais pourquoi les pénates sont assimilés à la maison, et franchement, que c’est bon de regagner ses pénates !

Quand utiliser cette expression ?

Faites comme Balzac dans Correspondance, la prochaine fois que votre sœur déménagera, dites que ses pénates ont été transférés au 3 rue Bidule. C’est classe, non ?

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